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Le dictionnaire des francs-maçons
ACCLAMATION : Cri de joie qui suit une batterie maçonnique. Dans le rite du R.E.A.A., cette acclamation est : HOUZÉ ! HOUZÉ ! HOUZÉ ! qui signifie : « Viva ! » En acclamant on lève le bras droit en avant, la main tendue comme si on voulait lancer une offrande.
ACCOLADE FRATERNELLE
Se donne entre frères qui sont heureux de se retrouver. En trois temps (gauche, droite, gauche).
ÂGE : Les Francs-Maçons ont un âge conventionnel qui correspond à leur grade. Quand on demande son âge à un Frère, c'est lui demander son grade. L'Apprenti à trois ans.
ANGLE NORD-EST : Emplacement de la première pierre lors de la construction d'une cathédrale. Par analogie, c'est aussi la place de l'apprenti qui vient d'être initié. En face, se trouve l'angle sud-est, réservé aux Maîtres que l'on veut honorer.
APPRENTISSAGE : C'est la période maçonnique comprise entre l'initiation et le passage au deuxième grade, celui de Compagnon. Cette période est d'une année au minimum.
ATTOUCHEMENT : Poignée de main de reconnaissance variant avec le grade.
AUTEL : Table disposée devant le plateau du Vénérable Maître en Chaire où sont disposées les trois grandes lumières de la F.M. : le Volume de la Loi Sacrée (VLS), l'Équerre et le Compas. Selon les rites et les Loges, le VLS peut être la Bible, le Coran, les Constitutions d'Andersen, les statuts de la Loge ou un simple livre blanc.
BALLOTTAGE : Mode de scrutin. Vote secret par boule blanche pour le oui et noire pour le non. En principe une boule noire annule six blanches pour les admissions de candidats.
BATTERIE : Applaudissements d'allégresse qui diffèrent à chaque grade par le nombre et la cadence des coups. On peut tirer une « Batterie de deuil » qui se frappe sur l'avant-bras gauche, suivie des mots : « Gémissons, gémissons, mais espérons ». Elle est toujours couverte par une batterie d'allégresse.
BURINER : Tracer symboliquement sur le marbre ou sur une planche. Écrire un texte. On dit aussi ciseler : une planche bien ciselée. Un travail écrit se nomme une planche tracée. Par exemple : Le F. Secrétaire donne connaissance de la planche tracée des derniers travaux.
CABINET DE RÉFLEXION : Lieu où commence l'initiation. Le postulant y subit la première épreuve, celle de la Terre dans le silence, le dépouillement et la méditation.
CANDIDAT
C'est le profane proposé pour l'initiation. Il devient :
- postulant dès que la Loge s'est prononcée favorablement,
- récipiendaire lorsqu'il est admis aux épreuves
- et néophyte après la consécration.
CATÉCHISME : C'est une instruction rituelle propre à chaque grade et qui se fait par questions et réponses.
CHAÎNE D'UNION : Elle se forme à la clôture des travaux. On peut se déganter pour la former et elle peut être courte ou longue. Dans une chaîne courte les FF. croisent leurs bras devant eux et prennent la main gauche de leur voisin de gauche avec leur main droite. Dans une chaîne longue on prend la main droite du voisin de gauche dans la main gauche. La chaîne d'union est aussi symbolisée par la corde à nœuds qui entoure la Loge ou qui figure sur le tapis de Loge.
CHAMBRE DU MILIEU : C'est le lieu ou se réunissent les Maîtres Maçons. On dit aussi Loge de Maîtres ou Chambre des Maîtres.
CIRCUMAMBULATION : On appelle ainsi la façon de se déplacer dans la Loge. Un exemple des apprentis maçons ; On entre dans le Temple par l'Occident par les trois pas de l'Apprenti puis on gagne sa place en passant par le Nord, l'Orient et le Midi si nécessaire. Ainsi la circumambulation est dite « dextrocentrique » c'est à dire que le centre de la Loge se trouve sur la droite de celui qui se déplace.
La circumambulation en sens contraire, dite « sinistrocentrique » se pratique parfois. Elle a une signification de deuil.
CISEAU ET MAILLET : Ce sont les outils de l'Apprenti. Ils lui permettront de tailler sa Pierre brute. C'est la conjugaison de deux symboles : L'intention, les connaissances, le discernement pour le ciseau (outil passif) qui devra souvent être affûté et la volonté qui exécute pour le maillet (outil actif).
COLLÈGE DES OFFICIERS : C'est le comité de la Loge qui réunit les FF. Officiants. Il est en général composé comme suit : Le Vénérable, les Premier et Second Surveillants (qui forment ainsi le Comité Directeur), l'Orateur, le Secrétaire, le Trésorier-Hospitalier, l'Expert, le Maître des Cérémonies, le Couvreur et le Préposé à la Colonne d'Harmonie. On peut y adjoindre un Maître des Banquets et un Préparateur.
COQ : Il est présent dans le cabinet de réflexion. C'est le symbole de la vigilance et de la persévérance, exemples dont l'apprenti doit s'inspirer. On le dit oiseau de Mercure.
CORDE À NOEUDS :On dit aussi « corde nouée ». Elle figure autour du tableau de Loge et parfois autour du Temple. Les nœuds sont des entrelacs dit aussi « lacs d'amour ».
COUPE D'AMERTUME : Une des épreuves de l'Initiation. Elle est dite aussi « Coupe des libations ». Elle est destinée à signaler au récipiendaire que le parjure, comme parfois aussi les bonnes intentions, peuvent avoir des conséquences amères.
COUVERT : On emploie de mot « Couvert » ou « À couvert » pour préciser que les profanes sont écartés et que l'on peut vaquer en toute sécurité aux Travaux.
COUVERTURE DU TEMPLE : Les travaux maçonniques doivent se dérouler dans un lieu fort et couvert, c'est-à-dire à l'abri du monde profane et entre initiés. On dit aussi que le Temple est couvert extérieurement et intérieurement.
COUVREUR : C'est l'Officier chargé de veiller à la sécurité des travaux. Sa place est à l'Occident près de la porte du Temple. Dans certains rites il y a un couvreur (Tuileur) extérieur et un couvreur intérieur. Il tient son épée de la main droite car il peut être symboliquement appelé à intervenir pour écarter les importuns.
EAU LUSTRALE : On appelle ainsi l'eau qui sert à purifier. (Par exemple : l'eau du baptême). C'est aussi l'eau qui purifie le récipiendaire lors du deuxième voyage de l'Initiation.
ENFANTS DE LA VEUVE : Les Francs-Maçons se désignent ainsi, eux qui se proclament les frères d'Hiram, architecte du Temple de Salomon, qui était fils d'une Veuve.
ÉPREUVES : On appelle ainsi l'ensemble des moyens physiques et psychologiques employés pendant les voyages initiatiques pour sonder les dispositions, le caractère et l'intelligence du récipiendaire.
ESPRIT MAÇONNIQUE : Attitude du Franc-Maçon qui s'acquiert par la fréquentation régulière des travaux.
GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS : C'est le nom par lequel les francs-maçons désignent l'esprit supérieur qui préside aux destinées de l'univers.
HOSPITALIER : Frère responsable du tronc de la Veuve. Chargé de gérer les aumônes et les relations avec les Frères malades. On le nomme aussi Frère Elémosinaire.
HOUPPE DENTELÉE : Expression consacrée par l'usage, c'est le nom que l'on donne à la corde à nœuds qui entoure le Temple ou le tableau d'Apprenti.
LIVRE D'ARCHITECTURE : Livre où sont inscrits les P.V. des travaux de la Loge. Le procès verbal des travaux de la Loge est dit « Tracé d'Architecture ».
LOI DU SILENCE : Discipline à laquelle sont astreints les Frères Apprentis. Le Vénérable peut lever cette disposition pour donner la parole aux Frères Apprentis lorsque les circonstances le permettent. C'est aussi le rappel de la discrétion que doivent observer les Francs-Maçons.
MORCEAU D'ARCHITECTURE : Travail écrit ou oral présenté par un Frère en Loge.
MOT DE PASSE : Mot connu des seuls initiés à chaque grade et qui permet l'entrée du Temple. Chaque rite à les siens.
OBÉDIENCE : Juridiction d'une autorité maçonnique. L'ensemble des ateliers d'une Grande Loge ou d'un Grand Orient constitue une Obédience.
OBLIGATION : On appelle ainsi la promesse de fidélité à l'ordre.
ORDRE : Posture rituelle, de respect et de maîtrise de soi que le Franc-Maçon adopte quand il est debout dans le Temple et quand il s'exprime.
PARVIS : Lieu qui précède le Temple où l'on se prépare à entrer selon le rituel.
PAS : En entrant rituellement au R.E.A.A. dans le Temple, l'Apprenti fait trois pas qui lui ont été enseignés en partant chaque fois du pied gauche.
PAVE MOSAÏQUE : Pavement de carrés noirs et blancs sur le sol du Temple. Dans certains Temples le sol est entièrement composé de ce pavement, dans d'autres seulement une partie sur laquelle sont posées les trois colonnes soutenant les petites lumières. Il symbolise la vie avec les joies et les peines qu'il faut surmonter, en fait il représente tout le système binaire.
PERPENDICULAIRE : Bijou du deuxième Surveillant.
PLUIE : « Il pleut ! » C'est par ces mots que l'on signifie qu'une conversation maçonnique peut être entendue par des oreilles profanes. Il pleut car on n'est pas « à couvert »
PROFANE : Celui qui n'est pas initié.
RITUEL : Cahier contenant la description de la cérémonie d'un grade. Déroulement de la cérémonie, façon d'y procéder.
SACRÉ : Le sacré est un pont entre le visible et l'invisible. Il s'agit de l'administrer selon les règles soigneusement établies, mises au point et transmises judicieusement depuis la plus haute antiquité.
SALLE HUMIDE : Lieu de réunion pour les séances ordinaires où l'on peut tenir les agapes ou se désaltérer.
TABLEAU DE LOGE : Tapis que l'on déroule sur le pavé mosaïque entre les trois piliers. Il représente la Loge, les outils et les symboles utilisés pour les travaux. Chaque grade a son propre tableau de Loge avec ses propres outils et symboles.
TAILLER : Quand on dit d'un maçon qu'il taille sa pierre, cela signifie qu'il travaille sur lui-même.
TRIANGLE : Figure géométrique indéformable qui réunit Trois en Un et qui est un emblème important de la Franc-Maçonnerie.
TROIS POINTS : La triponctuation, trois points disposés en triangle, est utilisée pour les abréviations.
TUILAGE : Questions rituelles que l'on pose à un Frère visiteur qui n'est pas connu pour s'assurer de ses qualités maçonniques. Il peut aller jusqu'à demander la preuve que ce maçon est en règle avec sa Loge et qu'il présente un passeport maçonnique.
V.I.T.R.I.O.L. : Mot alchimique dont le sens est : « Visite l'intérieur de la Terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ». C’est la traduction de la formule latine : « Visita Interiora Terrae, Rectificandoque, Invenies Occultam Lapidem ».
VRAIE LUMIÈRE : C'est la Lumière spirituelle résultant de l'éveil de l'esprit du maçon. Elle est toute de Sagesse et de vérité. Quand on qualifie une année « d'année de la vraie Lumière », cela signifie qu'il s'agit d'une année de l'ère maçonnique.
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