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L’opposition et Idriss Deby Itno sont, depuis 21 ans, dans une partie de chasse au pouvoir avec un résultat qui ne change jamais. Alors, on est amené à se demander si c'est la proie qui est inatteignable et invincible ou est-ce que c’est l’arme de la chasse qui est totalement inadéquate et malhonnêtement choisie pour soit laisser perdurer la chasse, soit laisser la proie s’échapper?
Les défaillances constatées lors des dernières élections législatives et présidentielles sont une suite logique des dysfonctionnements originels de l’ensemble du processus électoral, lesquels sont connus des opposants et acceptés par ceux-ci. Car, ils sont allés, après avoir donné leur consentement éclairé, aux élections où ils ont perdu.
Je répète que les dysfonctionnements étaient connus dès le départ de tous. S’il ya fraude alors l’opposition civile est elle-même complice de l’aboutissement de cette fraude qu’elle dénonce, puisqu’elle a accepté d’aller au jeu, elle a même joué et elle a perdu. Que les opposants aient perdu au jeu ne leur exonère pas de leur acceptation consciente des principes frauduleux du jeu.
Pourquoi l’opposition a accompagné la fraude dans sa quête de légitimation? Nous ne comprenons pas pourquoi les opposants ont donné leur consentement éclairé au processus et ont cautionné la course, y ont même participé activement pour se retirer que dans les derniers mètres?
C’est fini le temps où on dit qu’il ne faut pas trop bousculer une opposition fragile. C’est fini le temps où on raconte qu’Idriss Deby Itno est naturellement mauvais, tricheur, diabolique, ceci ou cela. Nous avons l’obligation de ramener l’objectivité et la vérité dans les débats.
Cette quête de vérité nous amène à demander quelle différence pertinente il ya entre un fraudeur et son complice ayant cautionné la fraude, ayant même accompagné le tricheur dans les marches de la réalisation de son forfait? Le renoncement, en toute conscience, à un élément essentiel de garantie des résultats, comme la carte biométrique, a-t-il fiabilisé le processus électoral ou non? Qui porte la responsabilité de ce renoncement? Est-ce le fraudeur ou le crédule ayant renoncé à son assurance? Pourquoi nous devons toujours nous taire pour laisser l’opposition civile errer dans sa crédulité et ses dérives séniles?
Les Tchadiens ne peuvent plus continuer d’accepter de reprendre docilement et naïvement tout refrain entamé par un chef de parti de l’opposition, peu importe le nom de ce dernier. Il ne suffit plus de dire « Deby a fraudé, nous nous retirons » pour faire croire aux Tchadiens qu’on a tout dit sur la dynamique de la fraude. Le retrait des opposants aux élections présidentielles me semble être une tromperie servie aux crédules et permettant à certains acteurs de continuer à endormir la jeunesse. Car, en fin de compte, rien n’a changé dans le jeu et la partie de chasse continue.
Réalisez-vous que ce sont ces mêmes opposants, ayant endormi nos pères, qui continuent à bercer la nouvelle génération avec les mêmes formules que certains qualifient de sorcières ? Ils nous trompent jusqu’à leur mort, s’agrippant avec leur dernière énergie à la table de celui-là même qu’ils disent combattre. Maintenant qu’ils sont partis avec la satisfaction de s’être bien amusés et enrichis, que fait-on?
Nous ne pouvons pas laisser ces vieux continuer à abrutir la jeunesse dans leur routine oppositionnelle sans résultats et sans issue. Ils n’ont pas de SOLUTION face à Deby. Ils n’ont que des ACCUSATIONS, parfois justifiées, parfois malhonnêtes puisque souvent, ils agissent comme s’ils étaient la main gauche du seigneur. En tout cas, une accusation n’est pas une solution. Nulle part, on ne règle un différend avec une accusation. Par contre, on propose des solutions pour régler un problème. Mais puisqu’ils n’ont pas de solution, il ne leur reste qu’une issue : la porte! Et nous leur disons la porte.
Joe Al Kongarena, librafrique.com
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Moi je pense que le vrai problème, c'est le peuple. Les Tchadiens sont amorphes. Tu peux beau t'opposer pour quelqu'un mais si tu n'as pas le soutien franc et volontaire de la personne, tu n'iras pas loin.
chaque peuple a le gouvernement qu'il mérite.