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Les migrants Tchadiens sont appelés à prendre leurs responsabilités vis-à-vis de leur pays et préférablement du Tchad profond. Le message de Mr Enoch Djondang est digne d’écoute. Nous devons tous faire les devoirs qui sont les nôtres. Cependant, comment allons-nous nous assurer des contreparties de ces mêmes devoirs?
Il n’ya pas que des guerres sauvages qui ont causées des dégâts retardataires au Tchad. Il ya aussi la privation des droits et l’effort à éloigner les citoyens de la Connaissance des lois qui ont engendrés le refus, volontaire pour certains, et l’ignorance pour d’autres à prendre les responsabilités qui échoient à tous.
Lorsque des citoyens sont privés de leurs droits naturels et sacrés ou qu’ils soient maintenus dans une culture d’ignorance des lois, ces citoyens n’ont cure des contreparties de leurs droits violés : c'est-à-dire leurs devoirs! De tels citoyens n’accomplissent que partiellement ou pas leurs devoirs, en conformité aux droits qui leur sont reconnus. C’est malheureux, mais c’est ce qui arrive dans les pays où l’on perçoit les droits comme étant de généreuses libéralités que distribuent volontairement de gentilles autorités.
Ces autorités, de qui tiennent-elles la légitimité à retenir les droits des citoyens? Au nom de quelle loi ou de quel principe se permet-on de rappeller un citoyen à l’ordre pour inconscience aux devoirs qui sont les siens alors que ce dernier est maintenu dans l’ignorance des lois, de ses droits naturels et sacrés? Où est l’équilibre, la vérité, la justice ? Faut-il "faire avec" comme on le dit chez nous?
Il ya des contreparties inséparables aux devoirs: ce sont des droits, souvent naturels et sacrés, qu’aucun pouvoir de l’Homme ni aucune organisation humaine n’ait autorité à les retenir ou à les donner selon les subjectivités.
D'ailleurs, de tels droits ne se donnent pas. Pas plus qu’il faille les arracher parce qu’une telle lecture sous-entend que quelqu’un a autorité à les retenir. Ces droits se constatent! Point barre. Ensuite, l’on formule le constat de ces droits en vue de veiller à leurs applications ou les rétablir en cas de violations mais pour les donner ou en priver.
Souvent, c’est l’ignorance qui fait croire que les devoirs se font naturellement tandis que les droits ne sont pas naturels et qu’il faille les arracher, négocier ou attendre qu’ils soient donnés par une généreuse autorité.
Il faut se dire la vérité en ce qui concerne le Tchad : nous aimons plus notre pays que notre pays ne nous aime. Ce déséquilibre est un problème parce que l’attachement qui nous lie ne peut échapper aux lois de l’Universelle Harmonie. Un principe d’Ordre qui devient contreproductif lorsque les éléments interagissant se violent dans l’essence des causes qui les animent.
Réclamer à tous les Tchadiens et particulièrement aux migrants de faire leurs devoirs, je dis OUI! Mais, exigeons en même temps des autorités qu’ils constatent [non qu’ils donnent comme faveurs ou libéralités] les droits de tous, les reconnaissent, veillent à leur respect et les rétablissent en cas de violation.
La confiscation des droits naturels et sacrés et l’ignorance, dans laquelle sont maintenus les citoyens qui devraient bénéficier de ces droits humains, sont les causes des malheurs publics au Tchad. Que les autorités entendent et rétablissent l’équilibre devoirs/droits!
Aussi, que l’homme de la rue entende, car ce n’est probablement pas la Connaissance qui le fait imputer ses malheurs aux paisibles vivant à l’étranger. C'estl’ignorance en l’homme de la rue qui a gueulé, cette fois, un peu trop à haute voix. C’est la raison pour laquelle je lance un appel à la raison à tous ceux qui administrent ou distillent cette ignorance au Tchad.
Mon message, qui se veut un complément à l’appel lancé aux migrants par Mr Djondang, est simple : pour que la masse fasse totalement ses devoirs, il faudrait lui reconnaitre totalement ses droits naturels et sacrés! Je préfère que soient mentionnées clairement les contreparties des devoirs plutôt que de les sous-entendre, car la reconnaissance ou le constat des droits des citoyens au Tchad n’est pas naturel.
La vie est parfois simple. Elle suit les lois subtiles de l’Univers. Sur une échelle de 100, parce que vous offrez 50, vous recevez 50. 50% de droits égale 50% de devoirs.
Finalement, que faut-il faire de l'indissociable couple droit/devoir ? Quoi choisir ? Lequel a préseance sur l'autre ? Faut-il faire ses devoirs sans réclamer les contreparties ou réclamer ses droits sans faire ses devoirs? Nous entendons nos frères musulmans prier et dire " Allah ou Akbar " mais jamais ils ont preferé l'un ou l'autre. De même, on ne peut preferer le droit au devoir ni le devoir au droit. L'atteinte de l'harmonie passe par les deux elements qui sont indissociables et à proportion ou préseance égale. Reclamer un devoir sans reconnaissance d'un droit est une violation. Exercer un droit sans faire ses devoirs est un abus.
Faisons les devoirs qui sont les nôtres et exigeons, en même temps, la reconnaissance de nos droits naturels et sacrés. Il n’ya pas de séparation possible si l’on veut progresser. Entre devoir et droit, on ne choisit pas.
Joe Al Kongarena, librafrique.com
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je vous tire chapeau