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Tchad : nous avons vu venir ! PDF Imprimer Envoyer
Mr Ahmat Hassaballah Soubiane, en prenant ses distances avec l’UFR dont il était l’un des géniteurs, nous a poussés à nous interroger sur la viabilité de ce nième regroupement. Les choses semblent donner raison à Mr Soubiane, lui qui avait refusé de prêter ses violons à la nouvelle coalition en justifiant que les bases d’une profession de foi limpide n’ont pas été posées. 

La cuisante défaite de la rébellion suite à leur dernière sortie cauchemardesque prouve à suffisance le manque de coordination, les divergences persistantes et le rêve narcissique  de leadership des uns et des autres. Deby est le seul gagnant dans cette bisbille entre les différents seigneurs de guerre qui sont méfiants les uns vis-à-vis des autres, offrant des baisers de judas et un sourire de marbre pour amuser la galerie. 

Les comportements de certains individus au sein de la rébellion laissent à désirer. Ceux-ci affichent à qui veut les voir le jour, « leur pseudo opposition à Deby » et une fois la nuit venue, se transforment en Sherlock Holmes pour envoyer des messages à N’Djamena rapportant les faits et gestes de leur « compagnon ». Ne sont-ils pas devenus des esclaves des nouvelles croisades meurtrières pour défendre leur boulimie des gains faciles par le sang des autres ? 

Quelles sont vraiment les stratégies adoptées depuis que cette lutte a commencé ? Au regard des vérités indomptables sorties ces derniers jours et des démonstrations de « clonages » des idées sorties des têtes lointaines autres que tchadiennes, en dépit de ce que l’imposture tente de nous faire croire, je dirai que nous nous sommes trop et mal servi de nos bras tenant les armes. S’il faut incontestablement se servir des bras armés pour créer certaines pressions et attirer l’attention par le bruit, et là je m’accorde avec les autres, nous devons aussi donner la place qu’il faut aux intellectuels et à une certaine vision plus salutaire par des moyens moins meurtriers. Nous devons utiliser encore un peu nos têtes et non celles des autres. Je ne me souviens encore des flèches  et autres attaques subliminales lancées  contre nous en nous donnant des attributs de pauvres pamphlétaires parce que nous n’avons eu des têtes lointaines à plagier  et que notre petit français serait imbu de fautes. Inutile de mentionner que ces fléchettes mesquines et futiles n’ont pas tenu face à notre blindage et notre détermination à ne s’investir que pour l’utile et un débat responsable. Je me demande encore ce matin s’il ne vaut pas mieux être pamphlétaire et soi-même qu’un clone déméritant ? 

Nous ne partagerons  jamais les idéaux  prônant des effusions inutiles de sang et adoptant l’actuelle forme de lutte sans un lendemain pour les Tchadiens en termes de d’égalité, de justice et réel changement. Notre lutte  se fera aussi par les idées et  les visions d’un Tchad en progrès et en quête de justice sociale pour tous donc une lutte dans laquelle l’écriture a sa place.Je réponds ainsi à ceux qui condamnent trop sévèrement les intellectuels bien que pour obtenir un résultat face à Deby armé et têtu, nous devons être sur le terrain et le combattre il s’attend et comprends le mieux. La stratégie de la lutte doit être une combinaison de ces deux approches. En négligeant l’une ou l’autre, la lutte tournera en rond sans résultat. 

Je finis par cette petite question : qui pourra contester les œuvres écrites pour la libération de l’Homme telle que la Déclaration universelle des droits de l’homme?   

Abbas Kayangar, librafrique.com
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