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L’esprit du FROLINAT cause des dégâts retardataires au Tchad PDF Imprimer Envoyer
Le faux-semblant fait que souvent nous évitons de dénoncer les constantes de divisions qui reviennent dans toutes les « sauces ». Cet évitement volontaire fait que toutes les initiatives de réconciliation ou de dialogue échouent par la faute des mêmes facteurs de tous les instants. Or, ces initiatives et réflexions ne sont pas  toutes mal conçues ou pensées bien que beaucoup d’entre elles abordent le conflit inter-tchadien d’un angle qui méconnait certaines réalités locales.

Une observation minutieuse et objective des causes de l’ « eternel » conflit inter-tchadien fait ressortir deux constantes : l’hydre Tchadien vit des  réticences subjectives souvent irrationnelles des uns et des autre de la culture de l’esprit du FROLINAT. Voilà les deux agents intemporels de divisions au Tchad que même la conférence nationale souveraine a évités.

Ces causes « immuables » de conflits font que nous sommes aujourd’hui tous perdants sauf une classe restreinte de prédateurs connus, insensibles à tout, n’hésitant pas à éliminer physiquement les plus déterminés et intègres d’entre nous, détenant à eux seuls la réalité du pouvoir exécutif, économique et judiciaire au Tchad.

Ces ferments de division expliquent principalement pourquoi nous revenons toujours au même point de départ après un semblant d’aube. Il est temps de dénoncer et de s’expliquer une bonne fois afin de passer à autre chose.   

1. Le culte du scepticisme chez certains
 

Un homme humilié, à répétition, ne s’en sort pas toujours indemne. Le psychisme de l’homme Tchadien du méridional referme, aujourd’hui, toutes sortes  de bizarreries : conscience malheureuse, esprit servile, des réticences subjectives souvent irrationnelles, peur,...Ces singularités se raffermissent sous l’effet du sentiment d’inégalité et d’injustice.   

Ce qui fait que les méridionaux  manquent, souvent, de voir ce que leurs frères du septentrion ont de meilleur. Cette posture et ses corollaires de préjugés sont tout sauf utiles pour un rapprochement en vue de s’unir, élément impératif pour régler les problèmes majeurs du Tchad.  

Il n’existe pas d’humains n’ayant absolument que de mauvais côté. Ce n’est-il pas un défaut en soi de ne voir que des défauts chez les autres ? C’est la raison pour laquelle il faut lever certaines barrières d’idées préconçues pour expérimenter les visions nouvelles, celles qui promeuvent l’unité des fils du Tchad malgré les handicaps des uns et des autres.  

Le sudiste doit penser à prioriser l’utile plutôt que de persister à percevoir l’écart entre lui et son frère du Nord. Beaucoup de Tchadiens originaires du Sud sont réticents parce qu’ils croient savoir, avec prétention à la certitude, que les nordistes tiennent des cartes politiques cachées. En raison de cet élément d’argument, ils ferment leur entendement.
Or, l’unité passe par l’ouverture, une ouverture plus que sincère et l’acceptation d’un certain risque. Si l’unité au Tchad nous tient à cœur alors le sudiste doit apprendre à voir l’utile complémentaire en son frère Nordiste. Ça, c’est un minimum. Le « nous sommes plus ouverts et tolérants » invoqué systématiquement par certains est truffé d’insincérités.   

2. La culture de l’esprit du FROLINAT chez d’autres.  

L’âme du Tchadien du septentrion se satisfait des œuvres de l’esprit du FROLINAT (Front de Libération Nationale du Tchad, mouvement armé créé en juin 1966 au Soudan). Depuis plusieurs décennies, l’esprit du FROLINAT inspire tous ceux qui se sont inclinés devant lui, rendant étroit leur champ de conscience personnel. Cet esprit se nourrit des misères psychologiques et émotionnelles de ses chantres tout en amplifiant le côté obscur de leur intelligence.

Aujourd’hui, les barrières de la déraison érigées par le FROLINAT ont empêché l’unité des Tchadiens, dans leurs diverses revendications, face à l’absolutisme des temps modernes.  L’aberration de l’ethnisme provient, en partie, de cet en-soi ténébreux qui a tant causé des dégâts retardataires au Tchad.  

Si le FROLINAT d’hier pouvait s’abriter derrière l’argument de dérives autoritaires de la première république, celui d’aujourd’hui est une combine entre l’esprit de division et ses avatars qui trouvent leurs comptes dans le chaos présent.  Le FROLINAT a créé deux Tchad virtuels cruellement antagonistes tout en maintenant ces deux progénitures dans un cycle continuel de rétrogression. 

La logique du FROLINAT  n’a véritablement de logique que dans les ténèbres. Le culte du FROLINAT devenu sombre se trouve être la seconde constante de division de tous les instants du conflit inter-Tchadien.   

Je tiens à dire cette vérité à haute voix sachant  que les fanatiques du culte du FROLINAT rêveront de m’étrangler avec les boyaux du dernier Sudiste. N’empêche ! Je suis ni sudiste ni nordiste au sens du FROLINAT. Je suis Tchadien.

Accepter le Tchad selon les schémas du FROLINAT c’est accepter les œuvres d’un esprit de division qui n’impressionne et ne séduit que des individus vieux de schème de pensée, politiquement « athées », psychologiquement et émotionnellement miséreux.   

L’unité devient impérative ! 
Un véritable traitement de ces deux problèmes ci-haut désignés est crucial pour le succès de toutes démarches futures de règlement du conflit inter-Tchadien qui ne peut se faire sans l’unité des fils du Tchad. Oui, nous ne pourrions rien faire sinon pas grand-chose sans réalisé l’unité des Tchadiens. Et l’unité ne peut pas se faire avec les barrières de division ou d’autres formes de cloisonnement. 

C’est pourquoi, il faut s’attaquer à ces causes avant de régler les problèmes de couches supérieures. Ces invariables de divisions sont si présentes dans la conscience vive des Tchadiens qu’on ne peut les banaliser et passer à d’autres choses. Même si les actuelles agitations cessent; même si la « race » des seigneurs de guerre Tchadiens disparait avec l’ivresse guerrière; le sentiment d’appartenir à un même corps doit revenir parmi nous pour la convergence des visions et des efforts que nous menons pour le Tchad de demain.

Lutter pour le retour de l’unité c’est lutter contre les causes de divisions parmi lesquelles les principales sont l’esprit du FROLINAT et le scepticisme gardé. Si jusqu’en 1979, le Tchad a connu effectivement une multiethnicité globalement harmonieuse, il n’est pas pratiquement impossible de retrouver cette harmonie. 

L’homme qui ne veut ni changer ni évoluer se trompe d’époque. Nous devons reconnaitre individuellement cette vérité, mettre notre volonté au rapprochement et nous accepter mutuellement avec nos qualités et défauts. Autrement, nous nous contenterons, comme ce fut le cas dans le passé, d’un semblant de départ jusqu’à ce que la réalité de nos réticences subjectives et des œuvres de l’esprit du FROLINAT nous rattrapent.  Dénonçons et luttons contre tout ce qui est source division (peur, réticence, scepticisme, dogme religieux, haine, archaïsme, égoïsme, ethnisme, cynisme, affairisme à main armée, tentation absolutiste…)

Gardons espoir et demeurons positifs. Nous finirons par retrouver l’unité perdue et ce jour là, nous nous exclamerons : que c’est beau !     

altJoe Al Kongarena
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