| Brutalité futile de Timan Erdimi ! |
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Les propos de Timan, il faut le dire, est une manœuvre d’amateur, très maladroite, irréfléchie et irresponsable : « [...] on peut très bien attaquer le sud et le pétrole [...] » Alliez-vous croire vos oreilles? N’a-t-il pas l’expression « intérêts étrangers » dans son vocabulaire? Pour quelle utilité Timan Erdimi a tenu un langage aussi brutal? Il dit distinctement vouloir attaquer le Sud et le pétrole.
Les opposants Tchadiens (civils comme armés) traversent une difficile période actuellement. Il n’est donc pas nécessaire de tirer sur eux à l’heure actuelle. Cependant, je ne peux résister à la tentation de réagir par rapport aux derniers propos de Timan Erdimi. Refus d’intégrer l’Alliance Nationale, tenue de langage brutal et futile, il est temps que Timan Erdimi fasse savoir aux Tchadiens sa réelle intention. Il y a quelques jours, il a laissé entendre qu’il pourra bien déplacer le foyer de tensions au Sud, dans les zones pétrolifères, déclarations desquelles se sont dissociés les membres de sa faction, RFC. Les propos de Timan, il faut le dire, est une manœuvre d’amateur, très maladroite, irréfléchie et irresponsable : « [...] on peut très bien attaquer le sud et le pétrole [...] » Alliez-vous croire vos oreilles? N’a-t-il pas l’expression « intérêts étrangers » dans son vocabulaire? Pour quelle utilité Timan Erdimi a tenu un langage aussi brutal? Il dit distinctement vouloir attaquer le Sud et le pétrole. Nous comprenons qu’attaquer les installations pétrolières pourrait, en partie, affecter les intérêts français au Tchad. Mais pourquoi attaquer le Sud tout court? Les politico-militaires n’ont-ils pas encore réalisé la nécessité d’associer le Sud à cette cause s’ils veulent vraiment parvenir à un changement effectif? Ce n’est donc pas une surprise qu’il suscite l’indignation au sein de son propre mouvement. Dans le milieu Tchadien, les gens sont outrés. Pendant que les autres mouvements rebelles s’unissent pour redorer leur image auprès de l’opinion nationale et internationale suite aux multiples critiques émanant de partout, Timan a choisi de faire cavalier seul. Cette attitude était d’ailleurs à l’origine de l’échec de la bataille de Ndjamena. Aujourd’hui, le peuple Tchadien continue de payer le plus prix, pour une situation qu’elle n’a jamais demandée. Comme si tout cela ne suffisait pas, Timan manifeste son intention de déménager le foyer de troubles au Sud. Tout le monde le sait. La préoccupation suprême d’Idriss Deby, ce sont les ressources financières que lui procure le pétrole. Imaginons donc sa sensibilité face à une quelconque insurrection aux alentours de son pactole. Rappelez-vous du sort qui a été réservé à la rébellion Nigériane du Delta du Niger, la MEND, en 2006 qui a détruit les installations de Shell. Lors de ce conflit, plusieurs civils ont trouvé la mort, parmi lesquels on inventorie beaucoup d’enfants. Une éventuelle attaque rebelle au Sud, peu importe l’enjeu, ne fera qu’augmenter le désarroi de la population Tchadienne, déjà énormément alanguie. Si les revenus pétroliers sont devenus une propriété exclusive de Deby et de sa famille alors demandez à un autre Erdimi dénommé Tom : comment sommes-nous arrivés là ? Il serait difficile pour les Erdimi de convaincre les Tchadiens que Deby est quelqu’un d’autre. Il est même fort à parier que le chantage de Timan n’ébranle nullement son oncle. I. Deby, non seulement a adoubé son parc militaire, mais il peut aussi compter sur le soutien avéré de son protégé Centrafricain Bozizé pour balayer les « mercenaires » dans la zone méridionale. Timan, dans ses propos n’y avait peut-être pas pensé, mais une guerre sur les sites pétroliers aura des conséquences plus catastrophiques que le conflit actuel. Les pays membres du consortium pétrolier se verront dans l’obligation de quitter le pays ou prendre les moyens qui s’imposent pour protéger leurs investissements. Ces gens ne sont pas nos amis et ne laisseront pas impressionner par un petit groupe armé. Ce sont des hommes d’affaires sans pitié, qui sillonnent le monde à la recherche du profit. Surtout que les Américains sont présentement assoiffés du pétrole, leur priver de ce robinet, c’est ajouter leur nom au titre le peu enviable que la France se plait à porter : ennemis du peuple Tchadien. Si les rebelles espèrent l’adhésion de la communauté internationale à leur cause, toute action rebelle à Doba sera une entreprise très mal perçue et cela ne fera qu’accentuer le mépris et l’indifférence des occidentaux face à la souffrance de la population. Aucun parrain occidental ne plaidera la cause Tchadienne sous la tutelle des rebelles si leurs intérêts se trouvent à être touchés. Il serait alors dommage qu’à cause d’un seul homme, tous les politico-militaires soient considérés comme des individus aux élans nuisibles. Et Dieu seul sait que les rebelles n’ont pas besoin d’une telle publicité à l’heure actuelle. D’un autre côté, les rumeurs font état de la rencontre entre les éléments du RFC et une délégation Gouvernementale. Si les Erdimi comptent pactiser avec le régime de N’Djamena, qu’ils le fassent, mais il est hors de question que l’argent du peuple soit encore dépensé en contrepartie du retour des neveux dans la cour familiale. Ça va être un carême financier pour tous les Tchadiens. Qu’est-ce que les combattants du RFC ont changé de plus dans la cause nationale qu’un certain Nadjikimo Benoudjita, par exemple, aussi combattant, aujourd’hui forcé à l’exil pour avoir fait usage de son arme, la plume? Le Gouvernement Tchadien doit mettre fin aux formes de négociations parcellaires avec les organisations rebelles et surtout avec leurs chefs dont le leadership est en chute libre et dont la seule motivation reste l’argent du peuple. Oui pour un dialogue global impliquant tous les fils du Tchad, sinon on ne sortira jamais de l’auberge. Delaville Sew de Séwé, librafrique.com
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