Le président de la république française est allé au Sénégal honorer la mémoire de ceux qui ont nié, pendant toute leur existence, l’humanité des peuples noirs. Ce qui est troublant, c'est ce fantasme de Sarkozy à vouloir se rapprocher le plus prêt possible de l’ile de Gorée pour débiter ses âneries.
Avec beaucoup d’émotion et de nostalgie, nous l’avons entendu parer les négriers et les colonisateurs des vertus en ces termes : « Le colonisateur est venu, …a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu fécondes des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. ».
L’Afrique a cette malédiction d’être, hier, la passion des négriers et des colonisateurs et aujourd’hui des moi-j’aime-l’afrique, en réalité des repris de justice, souvent des français, qui sillonnent l’Afrique francophone en invoquant l’amour de la nature, des cultures ancestrales, de l’exotisme… En fait, des imposteurs à la solde des dictateurs tropicaux.
L’esprit qui anime ces endormeurs contemporains est le même qui a animé, jadis, ceux qui ont considéré des humains non blancs comme des objets d’exploitation et de trafic. Le visage de cet esprit ténébreux qui change régulièrement d’apparence est connu de tous : la traite négrière et la colonisation hier, le néocolonialisme et le négationnisme aujourd’hui.
A Dakar, M. Sarkozy a signé sur le dernier registre. IL affirme que : « Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles »
Là, le président français fait étalage de son incroyable inculture. Nous attendons toujours qu’il rende public son catalogue de critères qui tranchent qu’un peuple peut ou non entrer dans l'histoire. Nous lui répondrons par l’histoire au moment que nous choisirons.
Apparemment, l’humanité semble être un critère insuffisant selon M. Sarkozy. En niant que l'homme africain ait pu avoir une histoire, le président français nie l’humanité des peuples noirs. C’est une posture qui ressemble étrangement à celle des négriers qui se sont convaincus du devoir d'apporter la civilisation aux contées « sauvages » des extrémités de la terre. Nous prenons bonne note de cet élément du discours.
Oui, il ya une part de responsabilité africaine mais...
Il n’est pas faux lorsque M. Sarkozy évoque une part de responsabilité africaine dans les problèmes de l’Afrique. Oui, il ya une part de responsabilité africaine mais elle n’est pas reliée au contexte dans lequel M. Sarkozy situe son pari cynique. Évidemment, les dictateurs africains demeurent des africains bien qu’ils ne servent pas leurs peuples mais des intérêts étrangers. En ce sens, nous admettons une imputabilité africaine.
Au rythme des danses avec les deniers publics que mènent les potentats tropicaux, il n’est pas étonnant que l’africain moyen peine à échapper à l’immobilisme. Nier cette réalité ne grandit personne. Cependant, la part de la responsabilité africaine n'exonère en rien les crimes de la traite négrière et de la colonisation. Elle n’autorise pas no plus les démesures négationnistes adoptées par M. Sarkozy. Il n’ya pas de justifications au fait que les nantis insultent impunément les moins nantis au nom d’un franc-parler ou en brandissant des préjugés des ères primaires.
En quoi quelqu’un qui manque de potentialités devient-il automatiquement un incapable ? Être civilisé, c’est aussi porter une tenue scientifique dans son raisonnement ou son jugement. M. Nicolas Sarkozy ne semble pas s’apercevoir qu’il est « nu ». Peut-être que nous devons pardonner au président français et lui donner la chance d’aller s’habiller. Le discours de Sarkozy à Dakar n’est qu’un ramassis de préconcepts inspirés du négationnisme.
Le paysan africain n’est pas l’homme décrit par M. Sarkozy. Par moment, je crois entrevoir, à travers le discours du chef de l’état français, le négrophobe Stephen Smith. Ce qui est inquiétant, c’est que ces dénis viennent d’un chef d’état et, de plus, commandant d’une puissance nucléaire ayant un droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU.
Aux Africains de se battre pour être libres et respectés.
Après tant d’injures et de propos indignes d’un chef d’état, M. Sarkozy se décide finalement à vendre aux africains sa nouvelle invention : l’Eurafrique, une version promue de la Françafrique. Il croyait vraiment que les africains allaient applaudir cette opération de vente après sa pitoyable prestation de marketing.
Les africains lui répondent en réclamant la liberté. La jeunesse africaine veut être libre et respectée. C’est la raison pour laquelle elle a largement applaudit la proposition de l’ivoirien Mamadou Koulibaly : « Au lieu de l’Eurafrique, nous voulons la LibrAfrique ».
Le librafricain Joe Al Konagrena
il nie les meurtres français contre l'humanité.
pres de 8 millions de victimes d'algeriens entre 1830-1962 rien qu'en algerie .
monsieur nie meme le meurtre israelien contre les paletiniens (gaza)