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Libye - Benghazi : les morts et la guerre civile ! |
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Au lieu de la bataille finale de Tripoli, c’est celle de Benghazi qui se déroule sous yeux, dans l’indifférence la plus totale et l’omerta des medias alignés et au service des intérêts occultes.
Depuis la mort du général Abdel Fattah Younès, ex-tortionnaire en chef reçu honorablement à l'Élisée par Nicolas Sarkozy lui-même, assassiné le jeudi 28 juillet 2011, les événements se dégradent et vont de mal en pire pour les insurgés.
Il ya 5 jours, c’était l’incertitude. Aujourd’hui et en ce moment même, c’est une confusion très meurtrière qui ressemble, en tout point, à une guerre civile généralisée à Benghazi. La confusion est totale, ça tire de partout et les morts sont estimés à près d’un millier, en moins de 24 heures. Les insurgés se massacrent sous accusation reciproque de pro-kadhafi, d'unité ou colonne pro-kadhafi ayant infiltré la rebellion.
Benghazi est rouge de sang ! Au point que les mercenaires français et anglais, présentés comme des instructeurs, surpris par la dégradation subite des événements, sont pris au piège. Inquiétude en haut lieu à Paris et Londres qui redoutent d'avoir à justifier les morts de leurs mercenaires. Surtout que ceux-ci ne sont pas équipés ni en nombre pour un combat rapproché avec des ennemis en surnombres. Les hélicos de l’Otan sont obligés d’ouvrir les feux pour protéger les leurs, tuant plusieurs centaines d’insurgés et de civils Libyens.
À l’heure nous écrivons ces lignes, 26 étrangers occidentaux sont pris en otage par des insurgés. Une autre dizaine ne répond pas à l’appel. L’Otan s’est enlisé, jusqu’au cou et sans autre marge de manœuvre, hormis un débarquement illégal et contre le droit international.
Entre temps, les Libyens expriment leurs raz le bol de bombardements. Le fils du guide Libyen, Seif Al Islam, nargue l’Otan et promet que la Libye résistera jusqu’à la victoire.
À Benghazi, c’est le chaos en ce moment. Personne ne contrôle plus rien et n'écoute personne. Les tribus s’affrontent. En Europe, la France et Grande Bretagne sont aux urgences : retrouver rapidement les otages français et anglais, éviter leurs assassinats pour ne pas choquer l’opinion intérieure et souhaiter que les médias se taisent. Entre islamisme et dictature, il ne faut pas choisir. A suivre.
Yemi Pierre kemth, librafrique.com
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