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| Peut-on tenir une élection présidentielle avec des résultats tronqués aux législatives ? |
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Les résultats définitifs proclamés hier au Tchad par le Conseil Constitutionnel, ne reflètent pas réellement la volonté populaire et les réalités des urnes. Encore une fois, le MPS et ses alliés ont réussi à voler les suffrages des paisibles et honnêtes tchadiens qui ont largement voté en faveur des partis de l’opposition afin de sanctionner le régime Deby au pouvoir depuis 21 ans dans des conditions contestées. Aujourd’hui, il est demandé aux Tchadiennes et Tchadiens de rompre avec le schéma classique de confier leurs destins aux leaders politiques d’agir à leurs places, mais d’assumer leurs responsabilités citoyennes en peuple majeur à l'instar des Tunisiens, Egyptiens, Yémenites et Libyens pour réclamer la démocratie, la justice sociale, les libertés fondamentales et le respect des droits civils et politiques. L’apanage de violence n’appartient ni à Deby et ni aux siens, il est temps de les démystifier et de démontrer à l’humanité que nul ne possède individuellement le monopole de la terreur et de la répression. Au regard de ce que nous voyons et subissons régulièrement au Tchad, rien ne peut garantir la tenue de cette prétendue élection présidentielle dans ce pays, sauf miracle, sinon, Idriss Deby demeure toujours le vainqueur. Rompre au Tchad avec la barrière psychologique de peur pour dire justement Merde à Deby, à son pouvoir et à la France qui le maintient contre la volonté de son peuple ! Pour le Tchadien opprimé, Idriss Deby symbolise le début et la fin du mal absolu de cette société tchadienne confrontée aux défaillances multiviscérales des souffrances et des calvaires interminables.
Makaila Nguebla
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