Message au peuple Tchadien. PDF Imprimer Envoyer
Chers patriotes,

Je tiens à vous rappeler que je ne suis pas un inconnu sur la scène politique tchadienne. Vous devez tenir compte de cela pour comprendre  ce que je vais vous dire et ferai pour vous demain.

J’ai commencé ma carrière politique en 1995 à Oum-Hadjer dans le Batha-est, comme simple trésorier adjoint de l’Union pour le Renouveau et la Démocratie (U.R.D) du général Kamougué.

J’ai fait toutes les campagnes des élections législatives et présidentielles de 1996-1997 jusqu’à  notre victoire confisquée par l’oligarchie.

Ensuite nous avions organisé la révolution au Soudan voisin. J’ai servi la révolution en tant  que Secrétaire général du Rassemblement pour la Démocratie et les Libertés (R.D.L) dirigé par le capitaine Mahamat Nour  Abdelkérim depuis la coalition devenu Front Uni pour le Changement (F.U.C).


J’ai été arrêté et a vécu des atrocités durant huit ans de détention. La cause de mon arrestation était due au refus de collaboration.

Aujourd’hui je suis en vie et je maintiens toujours mon engagement politique. Je pense bien continuer la lutte jusqu’à la prise du pouvoir par le peuple.

Chers compatriotes, nous devons nous mettre d’accord sur les choses qui nous unissent et rejeter tous les facteurs qui nous divisent afin de continuer le combat. Nous avons besoin aujourd’hui de l’unité de tous les opprimés contre les oppresseurs minoritaires qui tuent et détruisent notre pays. Je lance un appel pressant à tous les Tchadiens qui veulent le bien de la classe populaire de prendre conscience de leur responsabilité de la situation que nous vivons depuis vingt ans.

La classe populaire a besoin d’une nouvelle équipe de leaders dont les problématiques sont essentielles réalistes et adoptées aux circonstances concrètes du pays.

Le peuple a besoin d’unité nationale sur les objectifs communs en vue d’arracher le pouvoir aux minorités pour le donner aux majorités pauvres, affamées, malades.

En ce moment, la masse populaire ne croit jamais aux élections, elle sait que les voies légales sont vidées de sens et qu’il faut avoir recours à la révolution pacifique ou violente.

À présent, le peuple tchadien attend que les dirigeants de la révolution donnent un signal pour la prise du pouvoir.

Nous ne savons pas encore si notre révolution sera pacifique ou violente, mais le choix est entre les mains de l’oligarchie et de son gouvernement et non entre les mains de la classe populaire : si l’oligarchie le cède pacifiquement, nous le prendrons pacifiquement ; si l’oligarchie s’oppose par la résistance violente, nous le prendrons par la violence.
Chers compatriotes, levez-vous pour non une fois pour toute à l’oligarchie et á son gouvernement.

Vive la révolution !

Vive le Tchad



Le serviteur du peuple

Temadji Ngaryana

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