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| Tchad : Du grand n'importe quoi |
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Le gouvernement a annoncé hier dans un communiqué lu sur les ondes de la radio nationale qu’il autorise, dans le cadre de l’enquête sur la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh lors des événements de février 2008, l’audition de Ahmat Mahamat Bachir et de Wadal Abdelkader Kamougué en qualité de « témoins ». S’il est normal que Ahmat Mahamat Bachir, alors Ministre de l’Intérieur en exercice, soit rattrapé par la Justice, il apparaît en revanche juridiquement curieux qu’un juge d’instruction demande à auditionner Wadal Abdelkader Kamougué en qualité de témoin lors de ces événements et que le gouvernement ne s’oppose pas à cette demande en désignant le « témoin pertinent ». Deux raisons totalement banales excluent l'audition de Kamougué dans cette procédure judiciaire. 1. Kamougué, opposant et membre de la CPDC, faisait à l’époque partie des 5 chefs des partis de l’opposition soupçonnés d’intelligence avec les rebelles et recherchés par les éléments de Mahamat Ali Abdallah pour être purement et simplement exécutés comme l’a été Ibni Oumar Mahamat Saleh. Du reste, il était absent du territoire national avant le déclenchement de l'offensive rebelle et y est retouné qu'après le retrait des rebelles de N'Djamena.
COULBOEUF Maryse
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Le gouvernement a annoncé hier dans un communiqué lu sur les ondes de la radio nationale qu’il autorise, dans le cadre de l’enquête sur la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh lors des événements de février 2008, l’audition de Ahmat Mahamat Bachir et de Wadal Abdelkader Kamougué en qualité de « témoins ». 