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D’abord reconfirmer quelques précisions faites par email sur le sujet :
- La prise2 n’a aucun lien avec la réaction de Joe Al qui était inconnue de nous au moment de sa rédaction, ce qui rend de nul effet tout le charabia injurieux que certains ont tenu pour nous diaboliser ;
- La prise 3, qui devrait traiter d’un aspect plus technique, à savoir la question centrale des ‘transferts des migrants tchadiens’, qui est un thème économique d’actualité dans toutes les sous-régions d’Afrique, sera différée à cause des dérapages observées dès le début de ce débat ;
- Pour avoir peut-être mal compris eux-mêmes Joe Al, les répondants se sont livré à des assertions tendancieuses et agressives qu’ils mettent sur notre compte, sans être en mesure de le démontrer par le texte écrit en français courant : nous en avons l’habitude sur les sites tchadiens, cependant nous disons clairement ne pas nous reconnaître dans ces caricatures de la diaspora tchadienne et que les auteurs, sous pseudonymes de surcroît, devront avoir le courage d’assumer leurs propos injurieux eux-mêmes ;
- Nonobstant les autres âneries de concussion politique imaginées sur nous, quand ils veulent toujours amener quelqu’un à entrer de force dans leurs vieux clivages de ‘ si pas contre Déby, c’est contre nous’, et des aspects totalement hors-sujet ou mesquins, nous allons répondre simplement sur les points saillants de la réaction de Joe Al.
La première remarque de Joe Al : « Sur quelle étude menée par quel homme de la rue Mr Djondang se base-t-il pour affirmer que les premiers ministres issus de la diaspora, comparés aux autres, sont médiocres? Où sont les données cette étude ? Sont-elles consultables ? Quels sont les critères d’appréciation ? Qu’est-ce qui différencie un premier ministre médiocre d’un autre meilleur ? »
Réponse : nous reposons les mêmes questions à Joe Al sur ses nombreux articles cinglants et tranchants sur les politico-militaires et leur médiocrité. Et depuis quand un homme de la rue mènerait-il une telle étude, Joe Al ne tire-t-il pas d’emblée le sujet vers le bas ? Nous soulignons au passage que nous n’avions jamais utilisé le terme ‘médiocre’ dans notre texte – ce qui est un jugement extrême dont nous n’avons pas le droit –, mais qu’il a été repris de Joe Al par les autres en chœur pour devenir l’injure suprême de Enoch DJONDANG contre ces grands messieurs de la diaspora ! Ensuite, pourquoi ne pas laisser ceux qui seraient concernés, et qui sont des hommes politiques, donc sujets à réagir autant qu’ils l’estimeraient nécessaire sur les médias, réagir eux-mêmes ? Qui sont leurs mandataires ? De plus, qu’il s’agisse de notre imagination défaillante ou d’une réalité sans preuve, laissez donc ces hommes publics parler d’eux-mêmes et de ce qu’ils savent, en leur âme et conscience, être vrai ou faux ! Nos amis de la presse indépendante locale avaient longtemps cru exprimer les pensées des hommes politiques et politico-militaires. Mais quand la tempête de la justice aux ordres s’était abattue sur eux (procès, emprisonnements, intimidations), nous n’avions vu aucun de ces hommes politiques-là à leurs côtés au prétoire ou à la maison d’arrêt : pire, ils ont été démentis par la suite dans leurs analyses par les vrais actes posés par ceux-là qu’ils idolâtraient. Alors, vous n’êtes pas obligés de répondre ou de réagir à un écrit quand il ne s’agit pas de vous principalement ! Notre phrase incriminée a été sortie de son contexte et de sa syntaxe, svp !
La deuxième remarque de Joe Al sur la généralisation supposée des qualificatifs aux tchadiens de la diaspora : si Monsieur alias ‘LE POLI’ n’avait pas écrit, nous aurions à dire, mais même s’il ne répond qu’en partie à Joe Al et aux autres, la prise2 écrite indépendamment de ces influences, est plus explicite là-dessus. Personnellement, nous ne prenons pas mal cette remarque de Joe Al, car elle a le mérite de demander la précision, ce qui est un exercice d’intellectuel avisé. Elle ne saurait pour autant faire dériver le débat sur des vocables particulièrement mesquins, que la relecture par leurs auteurs ne devrait pas réjouir.
Subsidiairement, nous disons que l’âpreté des réactions nous réjouis sur un fait : les Tchadiens de la diaspora voudraient être reconnus à leurs justes valeurs. Dans ce cas, notre démarche se justifie bien, au regard de ce qui se passe hors des feux des actualités. Combien étaient revenus au pays avec de l’enthousiasme pour se mettre à son service et avaient dû déchanter et repartir, en promettant de ne pas revenir de si tôt ? Si tout le monde ne vit pas seulement de politique, soyons d’accord que ni du côté de ceux de l’intérieur, ni de votre côté diaspora, l’on n’a vu une construction globale solide de propositions concrètes en circulation, engageant les uns et les autres, pour permettre à tous les enfants de la diaspora –et même à ceux qui y sont nés surtout- d’aborder le retour au pays avec sérénité. C’est l’objet premier de la prise2 !
Alors, si les évènements douloureux cumulés ont créé des malentendus et clivages, autant entre ceux de l’intérieur et de la diaspora que dans leur propre sein respectif, qu’on s’acharne sur nos malheureux écrits de « petit licencié d’Ardepdjoumal en quête d’un poste auprès du nouveau PM », la réalité est là, simple, implacable, vérifiable à décharge pour qui en devient victime un jour.
En définitive, cela ne valait pas la peine d’utiliser la lame par laquelle Joe Al avait failli être rasé sur l’un de ses thèmes préférés, sur son frère et ami Enoch DJONDANG, ou d’espérer avoir semé la zizanie entre eux. Nous restons serein, calme et confiant dans l’avenir du Tchad, y compris de sa diaspora. Le reste est une question d’hommes, d’approches et de concours de circonstances ! Merci à tous !
Enoch DJONDANG
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Je pense trés sincérement que notre compatriote Enoch Djondang a commis une erreur, c'est humain et c'est normal. C'est qui n'est pas normal, c'est de vouloir persister en donnant des argumentaires qui ne tienneent même pas à la logique élementaire d'une rélexion. M. Djondang fait partie des tchadiens brillants mais qui a derapé. Il serait nécessaire qu'il reconnaisse que son article sur la diapora tchadienne est contre productif et partial. Cet article n'apporte pas des contributions pouvant aider le Tchad à sortir de sa situation dramatique et de sa mauvaise gestion par le régime en place. le meaculpa attendu de Djondang ne peut que grandir l'homme.