| Tchad : La magnitude de la corruption |
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Ayant manqué de redorer son image auprès des Tchadiens incrédules, à travers son opération de charme dite de lutte contre la corruption au Tchad, à un an des présidentielles, le chef de l’État Idriss Deby Itno, mecontent des résultats de ses serviteurs, les soumet à de terribles épreuves de nerfs. « La pression est terrible. Le président n’est pas content bien que le verdict de la justice française, dans l’affaire des faux dinars de Bahreïn, ait aidé à une relative détente de l’atmosphère. Il a l’impression d’avoir mis beaucoup de moyens à notre disposition pour trop peu de résultats. Mais, il n’est pas question de moyens financiers ou autres. Il s’agit de comportements à changer... » Raconte un informateur que je ne peux nommer.
Dans cette affaire du ministère de l’éducation nationale, comment voulez-vous que les Tchadiens avalent une si flagrante tromperie ? Ils savent que :
Alors, comment ne pas comprendre l’incrédulité des Tchadiens ? Les Tchadiens ont bien mesuré la magnitude de la corruption et du vol de l’actuel gouvernement, de l’actuelle administration remplie de malfaisants. Arbitrer simplement un conflit entre mafieux au sein d’un même parti politique est la dernière chose à faire si l’on veut convaincre les Tchadiens d’un changement de comportement au sommet de la république. Ça, Deby ne semble pas le comprendre. Malheureusement ! Aux dernières nouvelles, le président et son équipe de communication miseraient sur un autre type d’hameçon : multiplier les pancartes publicitaires annonçant des nouvelles constructions et autres projets à venir, multiplier les visites médiatisées sur le lancement de nouveaux projets, etc. Tchadiens et Tchadiennes, des projets fantasmatiques vous seront servis d’ici là. Préparez-vous à applaudir les imposteurs. Joe Al Kongarena, librafrique.com
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