Lors des dernières protestations sociales, les indignés Tchadiens attendaient que les leaders politiques de l’opposition leur disent seulement ces mots : « N’AYEZ PAS PEUR DE DEBY ». Mais, ils ne l’ont pas fait. Ils n’ont pas eu le courage de prononcer ces mots simples, même à voix basse. Les responsables de l’opposition se sont murés dans un silence lourd, inconséquent, irresponsable, voire complice. Ils ont fauté par abstinence, par leur silence.
L’attentisme des Tchadiens que nous dénoncions, en vérité, c’est une lâcheté d’abord individuelle. Une lâcheté présente jusqu’au plus haut sommet, parmi l’élite politique.
Pourtant, Deby a eu peur
Traumatisé par le viol sexuel puis l’exécution de Kadhafi et confronté aux protestations sociales interieures, Idriss Deby Itno a tremblé de tous ses os. Deby et les siens croyaient que la justice naturelle les a rattrapés. À tel point qu’à la place de la fille du défunt guide Libyen, contrainte d’accoucher dans le délaissement dans le désert, Deby voyait ses petits enfants naitre dans le désert Tchadien, dans des terriers de renard. Il en tremble encore. C’est quand même étonnant, venant de quelqu’un qui se fait appeler le renard du désert.
Le président Tchadien a eu peur parce qu’il sait que son pouvoir n’est pas fondé sur une supériorité morale lui consacrant une supériorité politique, au bout du compte la légitimité. Il sait aussi que sa force apparente n’est fondée que sur les armes, intimidations, tromperies et autres vaines manoeuvres qui ne résistent pas aux épreuves de la Force Morale et de la Volonté.
Pour une fois, Deby, affichant un calme apparent, a eu peur des Tchadiens. Malheureusement, les leaders actuels de l’opposition, eux aussi, ont eu peur et ne se sont pas montrés à la hauteur de l’aspiration populaire. Sauvant ainsi involontairement [ou volontairement ?] Deby et ses malandrins de l’épée de la justice naturelle.
Notre attitude est-elle celle d'un homme Libre ou Servile ?
La différence entre un homme libre et un autre servile n’est pas de l’ordre de moyens matériels, de doctrine idéologique, de couleur, de caste, de race, du niveau d’instruction, de déterminants culturels ou du hasard. La différence essentielle est d’ordre Moral, lequel ordre attribue à l’homme libre une Supériorité qui l’émancipe de la lâcheté inhérente à la personnalité de l’homme servile.
Menacé de mort par le despote, l’homme servile accepte de perdre sa liberté en échange de la vie. Il lui faut vivre coûte que coûte, même dans l’extrême avilissement ! Contrairement, l’homme Libre et Digne défie le despote et affirme, courageusement, que sa Liberté est un Droit Naturel et Inaliénable. Par conséquent, il préfère la mort à la perte de sa Liberté.
Nos échecs répétitifs face à Deby s'expliquent par nos propres comportements et attitudes. L’argument invoquant le manque d’armes ou des moyens financiers pour affronter Deby ne tient que superficiellement. Car, un déficit matériel peut se compenser par ajustement. Tandis qu’un déficit moral ne se résorbe pas par simple accommodement.
Une personne qui accepte la servilité et la supporte quotidiennement ne peut pas mériter ce que l’homme digne et libre a acquis au prix des sacrifices, par sa determination, sa volonté et sa morale élevée. L’infériorité morale pollue et rend servile !
Comme quoi, de ce qui nous arrive, à nous Tchadiens, nous devons nous questionner sur notre propre attitude servile, notre responsabilité morale individuelle.
Une coresponsabilité défendable ?
Il est materiellement impossible que ce seul individu, Idriss Deby Itno, puisse nous domestiquer par le seul fait des armes ou de la force physique. C’est parmi nous qu’il trouve des auxiliaires pour assujettir. Son système oppressif, que nous sommes censés combattre, s’alimente de nos propres incohérences, de notre propre attitude servile.
Nous ne nous comportons pas avec une hauteur qui puisse interdire Idriss Deby et les siens de nous piétiner. Par conséquent, ce qui nous arrive est certainement ce que nous méritons. À cause de notre acceptation de vivre humiliés et réduits à la servitude, pourvu que nous ne mourions pas. À condition de vivre à tout prix, même dans l’indignité quotidienne.
J’ai discuté avec des centaines d’interlocuteurs sur facebook, au téléphone et dans les rencontres fortuites. J'ai constaté que les arguments, prenant fait et cause pour notre disposition servile, se résument à quelques questions d’hommes moralement inférieurs, acceptant volontiers de perdre leur dignité et leur liberté, à condition de vivre, de survivre : qui voudrait mourir ? Qui voudrait souffrir ? Qui voudrait voir les siens périr ? Qui voudrait mourir pour les autres ? Pourquoi tu ne te fais pas tuer pour donner l’exemple ? , etc.
Que des interrogations insensées alors que le sujet se rapporte à la Dignité et la Liberté. J’ai compris que ce ne sont pas mes interlocuteurs, pourtant bien intelligents et même très intelligents, qui questionnent. L'élement vocifèrant des insanités sous forme des questions a un nom : c’est la Peur ! La peur doublée de l’indignité débordante d’un homme ayant préalablement intériorisé la servilité.
Comment va-t-on venir à bout de Deby avec une telle misère morale ?
Combien de personnes travaillent actuellement avec Deby pourtant il n'a pas épargné leurs parents, victimes des répressions initiées ou ordonnées par le président Tchadien ? Combien de personnes travaillent avec Deby alors qu’elles ont été, à maintes reprises, humiliées par lui ? Combien de personnes continuent à aller à la table de Deby alors qu’elles sont humiliées à chaque repas ? Combien de personnes sont humiliées par des simples collaborateurs de Deby ou les voyous de sa cour, mais elles continuent de collaborer et de defendre les intérêts de leur oppresseur ?
Comment nier notre responsabilité? Comment clamer notre innocence ? Comment dire que nous ne méritions pas ce qui nous arrive ? N'est-il pas vrai qu'Idriss Deby Itno, de part ses comportements, est un homme moralement inférieur à tout Tchadien moyen ? Pourtant, c’est lui qui nous domine outrageusement depuis 21 ans.
Le mal Tchadien que nous cherchions à comprendre afin de proposer des solutions n'est-il pas finalement nous-mêmes ? La justice naturelle n’a rien contre nous. Nous recevons ce que nous méritons. C’est à nous de nous réexaminer et de changer et non à la nature de changer ses lois.
Il m'est arrivé de me demander si nous ne sommes pas que des pauvres lâches et fils de lâches qui veulent injustement accéder à un rang que ne méritent pas des êtres qui manquent de Force Morale et de Volonté ? En tout cas, le fait d’intérioriser la servilité et de la supporter quotidiennement, dans nos fonctions, témoigne contre nous.
Par ailleurs, en ce qui concerne tous ceux qui continuent à travailler avec Deby et pour Deby, qui continuent à collaborer avec lui et qui exhibent leurs butins de sang ou de vols, je ne sais pas quoi envier d'eux : est-ce leurs valeurs morales ? leurs biens matériels acquis par d'astucieuses surprises ou simplement par la fraude ? Je veux bien les envier mais leur cote morale m'en interdit.
Qui attendons-nous pour nous aider ?
Un Messie, aux musculatures fournies et exercées, disposant d’énormes moyens matériels et financiers, qui viendra nous délivrer des mains de Deby et nous rendre la Liberté ? Une telle générosité nous causerait des problèmes parce que la Liberté ne saurait se rabaisser à notre niveau de sujétion.
Ne cherchons pas à ramener à nous les choses d’en haut. C'est à nous de nous élever vers elles afin de nous sortir de la compromission.
Puisque nos leaders politiques de l'opposition semblent êtres d'une couardise insondable, alors disons à nous-mêmes ces mots simples mais puissants et libérateurs : « N’AYONS PAS PEUR DE DEBY », « LEVONS-NOUS ET LIBERONS-NOUS ». Tenous-nous ensemble, debout, dans une structure commune afin de faire le devoir commun : mettre fin au regne d'Idriss Deby et retablir les valeurs republicaines.
Joe Al Kongarena, librafrique.com
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Bien a Vous
Mr Severin Vous pensez que vraiment dans un Tchad de plus de 10 millions d’ habitants on ne peut trouver une poignée de personnes pour diriger le pays ? Comment ont opère ses prédécesseurs de presidents ?En mettant leurs femmes et enfants dans les institutions civiles et militaires ? La démocratie pour vous c’est quoi ? Vous m’étonnez sauf si vous etes en mission commandée .Vous demander aux autres d’analyser mais quoi ? Aux tchadiens pourquoi ils ont faim ,la polio ,le cholera ,méningite Nos etudiants trompe la faim avec de l'eau non potable Vous etes vraiment un eclaire Non ?
Ah bon ?Deby et ses frères sont mieux que nous tous ? Vous admettez donc cette demo(n)cratie Ils sont mieux dans quels domaines ? Puisqu’ils sont par rapport aux aux tchadiens,lorsqu’ils partiront du pouvoir allez vivre dans le Zakhawoland dont une parie se trouve au soudan Mr Severin les tchadiens ont fatiques de les entretenir
Bien a vous Meilleurs vœux a tous et sans rancunes
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