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| De l’origine du problème et de ses conséquences sur les Kamits... |
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Si l’on s’en tient à la croisade actuelle des média caucasiens contre la propension à se blanchir la peau par l’utilisation répétée de produits relativement nocifs que l’on constate auprès de 20 % de femmes Kamites vivant en Ile de France [1] et beaucoup d’autres femmes Mu-ntu vivant sur le continent ou dans la Caraïbe, cette pratique serait née durant les années 60, à l’époque donc des indépendances, (ah bon !). Cependant, plutôt que de revenir sur l’historicité réelle et les raisons de ce type de comportement et surtout le rôle majeur de l’impérialisme colonial européen dans la création et le maintien de ce complexe auprès des personnes d’ascendance africaine (Kamits), il semble que nous assistons plutôt à une campagne de « dénigrement » que nous pouvons qualifier de « campagne crapulocrâtique ». Qu’est-ce que la « Crapulocratie » ? Comme nous l’avons déjà énoncé, la « Crapulocratie » désigne l’art caucasien de l’utilisation de toutes les variables de la communication écrite, verbale, non verbale, audio-visuelle ou artistique de façon dépréciative, péjorative, infantilisante voire méprisante vis-à-vis du Monde Noir dans son ensemble. Plus largement, elle regroupe toutes les stratégies et toutes les méthodes visant à déprécier l’image des personnes d’ascendance africaine, peu importe la technique ou le support utilisé. L’objectif final étant de nous affecter subtilement ou non, une image de « crapule » afin de mieux nous marginaliser sur le plan politique, social et professionnel. Interrogeons ensemble le cour des choses pour lever le voile sur les non-dits caucasiens. Historiquement, les Kamits sont-ils les inventeurs de la pratique du blanchiment de la peau par le recours aux produits toxiques ? Contrairement à ce que disent les média, c’est faux, ce sont les caucasiens d’Europe qui ont commencé ! Connaissez-vous la Céruse ? La céruse, est un pigment blanc appelé vulgairement « carbonate de plomb », « blanc de plomb », « blanc de Saturne », ou « blanc d’argent » composé de plomb (sous sa forme neutre PbCO3), qui fut pendant longtemps, le seul pigment blanc couvrant connu. Vu sa composition, il est évident que ce produit est hautement toxique et nocif pour la peau. Il fut même responsable de certains cas de saturnisme [2] C’est le chimiste Jean Baptiste Courtois qui eut l’idée de remplacer pour la peinture tout d’abord, le carbonate de plomb par du « carbonate de zinc ». Mais là où l’histoire est étonnante, c’est que l’ancien nom du « carbonate de zinc » est « Cadmium ». Et le mot « Cadmium » qui découle du latin « cadmia » fait référence au minerai blanc qui était déjà extrait dans la Grèce antique, à Thèbes. Or la ville de Thèbes a été fondée par un kamit nommé Cadmos par les Grecs, qui était le frère de la jeune femme kamite nommée « Europe » (même mère, même père tous deux africains). Cadmos, qui est né à Thèbes en Afrique noire pharaonique (rappelons que Thèbes était à l’origine la capitale des kamits (dits Égyptiens) de l’époque antique) est celui qui a légué aux Grecs l’écriture. En Grèce, près de la ville de Thèbes, il y avait encore une citadelle appelée « kadmeia », soit « Cadmée ». Le cadmium est donc un métal blanc argenté (propriétés physiques proches de celle du zinc), ductible (résistant à l’étirement), malléable (résistant à l’aplatissement) et résistant à la corrosion atmosphérique qui étaient utilisé par les Cadméens comme revêtement de protection pour leurs armes de fer. Pourquoi a-ton retrouvé sur les peaux caucasiennes de tels produits nocifs présentés sous la forme de poudre ou de gel ? Depuis l’époque romaine jusqu’à une époque très tardive (XVIIème, XVIIIème siècle), la céruse était d’un usage très courant chez la noblesse caucasienne (cours royale, moyenne et haute bourgeoisie de France, d’Italie, du Vatican, de Venise, d’Espagne, d’Angleterre, etc.) qui s’en servait pour se blanchir la peau à l’extrême. A cette époque, il était très mal vu d’avoir le teint mat, bronzé ou coloré, car cela signifiait que l’on était de basse condition sociale (paysans) et donc que l’on travaillait aux champs. L’Espagne, la Hollande et Venise en faisait le commerce et la céruse connaissaient un véritable succès commercial, en dépit de son caractère nocif et les maladies graves qui affectaient les utilisateurs et surtout les ouvriers qui la manipulaient durant l’extraction et la préparation. Elle était vendue par les apothicaires, par dépositaires de produits de luxe, les épiciers, les vendeurs ambulants et même les charlatans. Mais l’on pouvait aussi avoir recours à la craie (blanc de Meudon), à la chaux partie de plâtre, ou à l’argile (kaolin). Dissoute dans l’eau ou l’huile, la préparation servait à masquer, à embellir voire à calmer. Comment l’idée de se blanchir la peau a-t-elle été introduite chez les Kamites ? A l’origine, les Kamits se trouvaient beaux et belles (nefer) car ils avaient le teint foncé. Pour écrire leur nom, les Africains anciens de la période pharaonique (dits nouvellement « Égyptiens ») utilisaient un bout de charbon brûlé pour magnifier leur couleur. Le mot « kem » en langue négro-africaine signifie « être noir » mais aussi « mener à bien, faire preuve d’intelligence, élever ses connaissances ». Ainsi, le noir était la couleur de Dieu, le créateur (Kem Our, le grand Nègre !) que faisaient connaître au monde les Ethiopiens anciens. Même Jésus fut à l’origine représenté en noir par tous, tout comme sa mère, Marie (Cf. les Vierges noires en Europe que l’on maintient dans le tabou historiographique). Puis vint la publicité coloniale caucasienne… Au XXème siècle, pour faire la promotion de leurs savons et autres lessiveuses, la seule thématique qui venait à l’esprit des publicitaires caucasiens était le blanchiment de la peau kamite. Ainsi, la publicité de la lessiveuse de la marque « Chapée », engendra le terme « peau chapée », sous entendant, ayant « échappé » à la « noirceur ».
En effet, dans cette publicité l’on découvre une mère kamite qui met son enfant dans la lessiveuse « Chapée » pour le laver. l’enfant ressort tout blanc et la mère est surprise mais contente (sic). D’où la preuve de l’efficacité de la lessive « Chapée » car une « Vade retro negresse satanas » est devenue une sainte toute blanche, Alleluia ! En conclusion Cette pratique du blanchiment de la peau est beaucoup plus ancienne qu’elle n’y parait et a commencé par les caucasiens. Chez les personnes d’ascendance africaine, elle résulte d’une agression coloniale impérialiste. Néanmoins, nous ne pouvons accepter que l’aliénation culturelle qui résulte du viol de notre personnalité kamite par les nations impérialistes occidentales à l’époque de l’esclavage, de la colonisation et de la néo-colonisation ait encore une telle emprise sur notre peuple. Notre peau noire est le fruit d’un héritage divin, celui du Soleil, la Lumière divine du monde. Le noir, disent les alchimistes, est une couleur fondamentale en ce sens qu’elle absorbe toutes les énergies, toutes les couleurs, toutes les vibrations. C’est la seule à le faire. C’est la couleur de la vie, de la force, de la joie, de l’intelligence, de la naissance de l’univers, de la paix et du repos disaient les anciens. A l’origine était le noir, couleur de Dieu, d’Amon-Râ et non pas celle du diable. Vie, Santé, Force & Unité !!!
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